Rayenchante
Un petit quelque chose de bienfaisant, j'espère...
 
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De belles fêtes!

24/12/2011 19:48:31
- Enfin! Enfin! Voilà Napoléon, mon beau petit chou vert! scande Gilberte en sautant de joie comme une enfant. Oh! Que je suis contente! Il a enfin obtenu son congé pour les fêtes!

Elle court vers la garde-robe enfiler manteau, bottes et mitaines pour aller au-devant de lui. Or, dans la cour titanesque, le fiancé parvient à immobiliser le véhicule après avoir valsé durant une éternité. Fort probable que l'épaisse couche de verglas y est pour quelque chose. Alors, il s'extirpe de l'auto en sautillant dangereusement, ouvre l'autre portière et agrippe deux béquilles qu'il glisse sous ses bras, quand subitement il disparaît. Entre-temps, Gilberte sort et le cherche.

- Napoléon! Où es-tu? s'égosille-t-elle d'une voix tremblotante. Sois prudent trésor, c'est glissant!
- "Ché gaissé"! répond-il.
- Hein? Qu'est-ce que tu dis? crie-t-elle inquiète en scrutant autour de la voiture.

À part être complètement ramolli, il est aisé de constater qu'une patinoire olympique a transformé le terrain. Elle regarde partout, puis descend vivement l'escalier, cependant rendue à la dernière marche elle s'y soude, car à moins d'être Joannie Rochette, impossible de bouger de là. Mais étant donné que pour elle l'amour est plus fort que la police, elle décide de traverser la glace pour le rejoindre. Elle s'agenouille donc, puis s'installe à quatre pattes, mais aussitôt ses deux mains s'écartent d'un coup et elle plante du pif en hurlant. Elle se redresse en saignant du...Lire la suite
Publié par Ray •   Ajouter un commentaire  5 commentaires

Recette de beauté

29/11/2011 15:36:42
Dans votre bain vous sautez
Engloutie sous une mousse cher payée,
Et là, le chantier
Peut commencer.
Le gant de crin est obligé
Pour une peau satinée,
Que personne ne va tester.
Alors, pour les talons à sabler,
Vous y allez
Aussi fort que vous pouvez,
Mais pas au point de les escamoter;
Et il est préférable de se rappeler
Que la rugosité
Est comme tatouée
Ça va toujours rester,
On peut juste l'atténuer.
Les genoux vous poncez
C'est inutile de les grattouiller
Car la rugosité
Est comme tatouée
Ça va toujours rester
On peut juste l'atténuer.
Les coudes il vous faut masser
Attention! Les rougeurs sont à éviter.
Après, il reste les jambes à raser
Et surtout ne pas oublier:
Vous en avez deux à arranger.
Bon, cette première étape est terminée.
Hélas! Sans être relaxée,
Du bain, vous vous extirpez,
Oui! Vous êtes fripée!
Mais bien récurée,
Aussi, vous vous asséchez,
C'est pas le temps de se draper!
Il faut frotter
Et encore frotter,
Comme une forcenée
Pour déloger
La peau vannée.
Là, enfin vous vous crémez
Jusqu'aux extrémités.
Hum! Le pire est arrivé!
Courage! Ça va se terminer
Dans deux heures, c'est à espérer.
Donc, les sourcils vous épilez,
Après, la moustache vous décolorez
Ou p...Lire la suite
Publié par Ray •   Ajouter un commentaire  6 commentaires

Leçon de vie

09/11/2011 17:14:14
C'est vendredi,
Je travaille à la charcuterie
De mon ami.
Tout à coup, saisie,
Je deviens cramoisie,
Car un homme de génie
Qui est en chirurgie
Entre dans la charcuterie.
Il a les yeux gris,
Il est beau comme Jésus-Christ
Et il veut du fromage havarti.
Tout le temps son regard me suit
Et je me sens mal nantie,
Car je suis une apprentie.
Je plonge dans le frigo que je remplis
Jusqu'à la taille, presque engloutie
Puis j'en ressors alourdie
D'une meule grosse comme une truie
Et je suis presque accroupie
Car c'est pesant en titi.
Je l'échappe sur le comptoir qui gémit
Et toujours son regard m'anéantit.
Mon couteau à deux poignées, j'ai pris,
Et le plante au milieu du havarti
Hélas, dessus, à plat ventre, j'atterris,
J'aurais pu me faire hara-kiri,
Et que j'ai hâte d'avoir fini!
Je suis très étourdie
De son regard d'incendie,
Non, mais quel malappris!
Alors, à la caisse je me rendis,
J'ai le goût de doubler les prix,
Mais le calcul trois fois j'ai repris
Et lui, il me fixe et sourit.
En tremblant, le sac j'ai rempli
Malheureusement, il s'est avachi
Répandant sur le comptoir tous les produits.
Là, je suis en furie,
Il me fixe toujours et sourit
Et j'ai envie de lui arracher ses yeux gris,
Car tous mes gestes sont en mutinerie.
Enfin ses achats il a pris,
Quelle bénédiction quand il est sorti!
Je vois bien que n'importe quel génie,
Même bea...Lire la suite
Publié par Ray •   Ajouter un commentaire  4 commentaires

Un amoureux ou un ami?

18/10/2011 16:15:19
La salle de danse de la Plage Unique est enfumée, pleine à craquer et tellement endiablée de musique que ça m'étourdit plus que ma vodka. Seule, accoudée à ma table près de la piste, je feins l'insouciance, malgré mes orteils comprimés dans des souliers une pointure en-dessous, car ils étaient en solde. Je les retire pour soulager mes pieds enflés qui me martyrisent dès que je les enferme dans leur verte parure.

Emmurée dans une gaine-culotte neuve et un soutien-gorge presque pare-balle, ma respiration haletante m'assujettit au calme. Boudinée de la sorte, je suis en nage et cela me condamne à aller remonter mon infidèle maquillage à toutes les demi-heures. Et quand je vais à la toilette, j'ai tellement mal que ma démarche rappelle hélas celle d'une poule. Qu'y puis-je? Là, devant le miroir, je m'éponge la figure en pestant contre l'humidité qui se faufile dans la boîte de nuit en accablant un minuscule climatiseur qui ravage en multiple hoquets.

Tant bien que mal, je tente en vain de coiffer mes cheveux vrillés d'épis. Je me fais une grimace et je retourne m'asseoir découragée en tirant sur ma robe enlaidie de mille plis disgracieux. Le tissu ridé me rappelle ma naïveté quand j'ai cru les boniments du vendeur qui ne tarissait pas d'éloges sur cette étoffe importée. J'écume de rage juste à penser à son prix monstrueux qui ne m'empêche pas d'avoir l'air d'être vêtue d'un torchon de comptoir.

Soudain, je m'arrête bouche bée, à deux pas de ma table, car un individu y est ins...Lire la suite
Publié par Ray •   Ajouter un commentaire  5 commentaires

Eugène chez les moines

18/09/2011 19:04:09
Du jamais vu! Les Gladu ont roulé une heure et demie sans pépins et ils sont enfin rendus à Ste-Raymonde-des-Oh!-Oh! Il faut voir Eugène, Monique et leur fils Martin avec les cheveux dressés comme s'ils avaient touché le deux cent vingt, sûrement que la décapotable y est pour quelque chose.

- Ouais, on est enfin arrivés, soupire l'homme gonflé d'orgueil. Je dépose les photos au monastère, ce ne sera pas long, ajoute-t-il en claquant la portière.

Il s’en va donc d’un pas sautillant en sifflant « Ah si mon moine voulait danser! ». Arrivé devant l’entrée, il passe sa main sur sa crinière pour la rabattre, mais elle est tellement emmêlée que ses doigts restent pris dedans. Intrigué, il se mire dans la plaque de laiton et étouffe un hurlement de terreur.

- Mon Dieu! J’ai l’air d’un tueur en série qui cavale, s'énerve-t-il en se tapant la tête.

Tant bien que mal, il se peigne et à force de tirer et de lisser il parvient à démêler sa chevelure. Alors satisfait, il sonne doucement. En attendant, il aperçoit le bout de ses souliers noirs qui sont gris de poussière et sans réfléchir il les essuie sur l'arrière de son pantalon blanc. Avec les traces de cirage cela ressemble au dos d'une mouffette et heureusement il ne le sait pas. Là, il commence à se dandiner en espérant que l’on vienne ouvrir bientôt. Il sonne de nouveau, un peu plus longuement. Pas de réponse. Et comme Eugène était absent quand on a distribué la patience, il tien...Lire la suite
Publié par Ray •   Ajouter un commentaire  2 commentaires
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C'est bon pour le moral
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