Rayenchante
Un petit quelque chose de bienfaisant, j'espère...
 

Pauvre monsieur Gour (Pour la vraie mise en page, cliquez le titre!)

26/01/2017 16:47:26

Ce cher monsieur Gour
Vit seul comme un ours,
Et il s’ennuie, donc il se bourre,
Parce que fatigué du désamour.
Trouver l’âme soeur alentour?
Chaque journée, il fait tout pour.
Il rêve d’une madame de Pompadour
Que finalement il vit un jour.
De loin, il tournait autour
Et il trouva son nom, Lina Latour,
Dont les magnifiques atours
L’entraînaient tour à tour
À avoir chaud comme un four
Ou à se sentir certains jours
Beau coq de basse-cour.
Or, pour lui faire la cour
Il commença d’un timide bonjour
Et fort de cette bravoure
Il ratura pour toujours
La croyance qu’il était balourd.
Chez lui, le soir sous l’abat-jour,
Tout en rêvant à ses charmants contours,
Il griffonnait de beaux discours
Qu’il pensait lui chuchoter un jour.
Oh, comme il aimerait être troubadour
Pour lui chanter «Reste» de Aznavour
Et même lui jouer du tambour
Jusqu’à ce que vers lui, elle accourt.
Or, le destin suivant son cours
Il osa, gêné, et sans secours
Lui réciter comme un labour
Ses douces promesse d’amour
En charcutant son poème en calembour.
Aussi, la belle Lina Latour,
S’esclaffa de tant d’humour
Et ma foi, trouva monsieur Gour
Charmant et sans détour.
Elle ajusta donc son parcours
Aisément dans ce petit bourg
Sur celui de monsieur Gour
Et les deux se disaient bonjour
Chaque fois à tous les carrefours.
Après, il lui acheta des petits-fours
Et ensemble passèrent de brefs séjours
Pas trop loin, dans les alentours.
Et enfin, un dimanche à St-Flour
Il lui offrit...à suivre...un écrin en velours
Avec une bague, genre pour toujours.
Elle l’accepta en lui faisant des mamours
Et lui promit d’être une madame Gour
Parfaite et pleine d’amour.
Mais, hélas, cinq ans après ce jour,
La maison ferait fuir les vautours,
Tellement madame Latour-Gour
Ne s’occupait que de son four,
Et pour elle, ce fut fini le glamour,
Maintenant elle est équarrie telle une tour.
Ainsi, ses recettes aux pommes d’amour
Ou ses desserts à base de yogourt,
Devenaient son prix Goncourt.
De son côté, monsieur Gour
S’isolait comme un sourd
Et trouvait beaucoup trop courts
Ses fréquents séjours
Loin de Latour.
Pour lui, plus question de demi-tour,
Alors, adieu les amours.
Seul, il rêvait de Fribourg,
De Saint-Pétersbourg
Ou même de Singapour.
Et le temps comme une chasse à courre
Étouffait monsieur Gour
Qui refusait d’être un pandour.
Aussi, il fit le deuil de Latour,
Et la quitta à l’avant-jour
En se faufilant par l’arrière-cour.
Enfin, il s’exila à Nemours
Où désormais il joue à faire la cour,
Mais dès qu’une belle, vers lui accourt
Et surtout, qu’elle lui parle d’amour,
Il court,
Il court,
Il court,
Pauvre monsieur Gour...

©   Tous droits réservés, Raymonde 

*    Image prise sur le Web
 

Publié par Ray •   Ajouter un commentaire  3 commentaires


Bravo! je ne pensais pas que toutes ces rimes finiraient comme cela. Différent et rare comme le joli sapin de glace et d'argent. Merci encore une fois de nous étonner!
Michelle Posté le 28/02/2017 13:13:29
Allo, beaucoup hâte de connaître la suite! Tu es en grande forme l'écrivaine! Bien aimé tes photos aussi.
Michelle Posté le 26/01/2017 21:05:03
Aussitôt qu'un de tes textes apparait j'accours et lis à mon tour cette histoire d'amour sans détour..  Félicitations Raymonde tu sais à chaque fois nous surprendre et on nous émerveiller tout court louise xxxx
louise Posté le 26/01/2017 20:53:56



C'est bon pour le moral
La compagnie créole
compagnie_creole_c_est_bon_pour_le_moral
 
© 2011
Créer un site avec WebSelf